|
Sondage : Le MR premier parti en Wallonie !
Le centre de gravité peut basculer en Wallonie ! Le Mouvement Réformateur y décroche 34,92% des intentions de vote pour les élections législatives du 10 juin prochain, devenant le premier parti de Wallonie, indique un sondage publié mercredi par les journaux Vers l’Avenir, Le Jour et le Courrier. Le MR fait 5,36% de mieux que le PS, qui arrive second avec 29,56% des intentions de vote. Le cdH est crédité de 20,44%, Ecolo de 11,71% et l’ensemble des autres formations de 3,38%.
Une occasion pour Didier Reynders, Président du MR, de ne pas bouder son plaisir, comme il’ a déclaré lui-même : «Pour une fois qu’un sondage nous est favorable, on ne va pas bouder notre plaisir. Même si ça reste un sondage.» Au-delà de la satisfaction, Didier Reynders constate que ces résultats issus d’un sondage réalisé par l’Institut «Tell me more» auprès de 1008 Wallonnes et Wallons en âge de voter «correspondent à une tendance déjà en place depuis les communales.» «Les gens se rendent compte qu’il y a deux grands choix possibles et qu’il n’y a pas de fatalité socialiste,» a encore dit Didier Reynders à Vers l’Avenir.
«Nous sommes les seuls en Wallonie à avoir la capacité de battre le PS et à donner une autre orientation politique. Quand je vois ce qui se passe dans certaines villes du Hainaut ou du côté de Liège, je me dis que les gens jugent qu’il y a une sanction à apporter. Pendant des années, ils ont cru que le PS allait changer les choses. Ce n’est pas le cas. Ils voient aujourd’hui qu’il existe autre chose,» a expliqué Didier Reynders.
«A Liège, par exemple, il est impossible d’avoir un débat avec des ténors de la liste PS. On m’envoie toujours des seconds couteaux. Les autres ne sortent pas. C’est tout de même révélateur d’un malaise,» a poursuivi Didier Reynders.
Avant de conclure en soulignant les très faibles résultats de petites formations comme le FN : «Je crois que les gens ont compris que nous étions le vote utile.» Le sondage a aussi conféré d’autres notes positives au MR. Il est perçu comme le parti représentant le mieux les intérêts des francophones (33,53%), devant le PS (32,54%), le cdH (18,45%) et Ecolo (7,54%) Et le MR est aussi dans les coalitions les plus demandées, d’abord en tandem avec le PS (23,41%), ensuite dans un gouvernement qui réunirait le MR, le cdH et Ecolo (22,22%).
http://www.mr.be/News/news.php?id=2820
Pour Didier Reynders, le MR a pris la bonne décision en démissionnant du Collège à Charleroi
Pour Didier Reynders, le Mouvement Réformateur a pris la bonne décision en démissionnant de la majorité MR-PS-cdH au Collège Communal de Charleroi. «L’ensemble des membres du MR à Charleroi se sont réunis lundi matin et ont pris la bonne décision. Celle de dire, ‘la ville est en crise, il faut une autre gestion à Charleroi, il faut un sursaut. Olivier Chastel avait demandé la démission immédiate de l’échevin socialiste Jean-Pol Demacq comme c’était convenu au sein du collège. Ce n’est malheureusement pas ce que le parti socialiste a diffusé comme info,» a déclaré Didier Reynders. «Le MR attend maintenant du PS un électrochoc et n'a plus confiance dans le bourgmestre actuel de Charleroi, Léon Casaert,» a-t-il ajouté.
«Nous demandons un électrochoc. Les gens doivent se rendre compte qu'il y a un vrai changement et je ne crois pas que le bourgmestre actuel permette de changer les choses. Après ce qu'il a déclaré ce week-end, on n'a plus confiance,» a encore dit Didier Reynders, déplorant par ailleurs l'absence du président du PS, Elio Di Rupo, dans ce dossier. «Je souhaite qu’une nouvelle génération de socialistes émerge à Charleroi et je pense que la meilleure solution résiderait dans l'organisation de nouvelles élections, mais il faudrait pour cela que tout le Collège communal démissionne, » a poursuivi le Président des Réformateurs.
«Il était convenu qu'une démission interviendrait immédiatement en cas de nouvelle inculpation, or, samedi, le PS a fait savoir que la démission de Jean-Pol Demacq, échevin de l'Instruction publique, n'interviendrait qu'à la fin du mois de juin. Par ailleurs, tant le président du PS qu'un autre échevin socialiste, Eric Massin, ont indiqué samedi qu'à leurs yeux, une inculpation n'impliquait pas automatiquement une démission. Une analyse préalable du dossier était nécessaire,» a précisé Didier Reynders en revenant sur les circonstances. «Il ne semble pas comprendre ce qui se passe à Charleroi. Le PS ne mesure pas l'ampleur du problème et continue à banaliser. Si le cdH veut continuer avec le PS, libre à lui mais, nous, nous n'avons plus confiance,» a encore dit Didier Reynders.
Pour Didier Reynders, réagissant aux critiques du bourgmestre PS de Charleroi Léon Casaert vis-à-vis des démissions des mandataires MR, «on n’en serait pas là si le PS avait mis un peu d’honneur dans la gestion de la ville, on ne peut pas vivre au rythme des inculpations et des démissions successives. On ne peut pas accepter que l'on nous dise sans arrêt: attendez, on se rénove.»
«Il n’y a pas de réelle volonté de changement du PS à Charleroi, il y a un manque de confiance qui perdure avec le PS, pas de réelle volonté de changement, nous avions demandé que l’on rediscute de la manière de gérer les choses à Charleroi, que l’on remette les choses à plat et on ne l’a pas fait, malgré le travail admirable, les efforts d’Olivier Chastel, de Jean-Jacques Viseur,» a encore expliqué Didier Reynders. «Législatives ou pas, l’enjeu, c’est d’avoir une autre gestion à Charleroi, et c’est d’ailleurs un peu la même chose partout en Wallonie. On avait parlé de changement, d’éthique, et on a constaté l’incapacité du Parlement wallon d’établir de nouvelles règles,» a conclu Didier Reynders.
Rappelons que le chef de file MR à Charleroi, le député et 1er échevin Olivier Chastel, et Philippe Sonnet, échevin de l’environnement, ont quitté lundi matin la majorité communale de Charleroi en signe de protestation contre le fait qu’au lieu de démissionner immédiatement, l’échevin socialiste Jean-Pol Demacq, inculpé de faux et d’usage de faux, reste en place jusqu’au 25 juin, date à laquelle il prendra la parole devant le conseil communal, qui actera officiellement cette démission. Cette situation est inacceptable pour le MR et ses échevins Olivier Chastel et Philippe Sonnet. «C’est la goutte qui fait déborder le vase. Le lien de confiance entre partenaires de la majorité est rompu. C’est de la trahison. Nous avons supporté beaucoup de choses, dont une série d'inculpations, mais nous ne pouvons admettre l'attitude attentiste du PS qui a manqué de loyauté,» a déclaré Olivier Chastel.
Le 1er échevin MR de Charleroi a encore tenu à rappeler qu’Elio Di Rupo, le Président du PS, «avait fait signer aux échevins PS, lors du pacte de majorité, une lettre par laquelle ils s'engageaient à démissionner aussitôt en cas d'inculpation» . Olivier Chastel a expliqué qu'au début de la rencontre tripartite de samedi, en présence de Jean-Pol Demacq, celui-ci n'avait en un premier temps pas voulu démissionner, avant de fixer cette démission à juillet, puis à fin juin avant de remettre une lettre de démission immédiate :«Mais pour y parvenir, nous avons dû, Jean-Jacques Viseur (échevin cdH des Finance) et moi, menacer de démissionner,» a déclaré Olivier Chastel.
«Visiblement, le PS n'a toujours rien compris. Il est devenu insupportable que les deux autres familles politiques donnent l'impression d'attendre en se croisant les bras,» a encore dit Olivier Chastel. «Nous avons, pendant six mois, et avec loyauté, endossé les charges d'un passé dont nous n'étions pas responsables, mais trop c'est trop. Je me demande si le PS a la capacité de gérer sans savoir ce qui le menace, » a conclu Olivier Chastel à propos de sa démission et celle de Philippe Sonnet.
http://www.mr.be/News/news.php?id=2836
Voter, qu'est-ce que c'est ?
Les élections sont la pierre angulaire de notre démocratie ! Voter, c'est opter pour les idées que vous trouvez importantes. Voter c'est choisir les hommes et les femmes qui vous représenteront en politique. C'est un acte qui est propre à chaque démocratie.
DEFFET,ERIC
mercredi 30 mai 2007, 10:18
Comment les partis politiques sont-ils identifiés lors de l'élection ?
Pour la participation aux élections, il n'y a aucune condition préalable ou restriction particulière pour la création d'une nouvelle formation politique. Un parti peut participer aux élections, soit en tant que personne morale, soit en tant qu'association de fait. Les partis politiques qui sont représentés dans une assemblée parlementaire (Parlement européen, Parlement fédéral, Parlement de Région ou de Communauté) peuvent déposer au SPF Intérieur un acte en vue de la protection du sigle ou logo qui surmontera la liste. L'utilisation de certains sigles peut également être interdite. Cette interdiction est prononcée par le ministre de l'Intérieur à la demande d'un parti représenté dans une des deux Chambres. Il s'agit ici surtout de sigles utilisés dans le passé par certains partis politiques. Le ministre de l'Intérieur procède au tirage au sort des numéros qui seront attribués aux listes portant un sigle ou logo protégé et publie ensuite au Moniteur belge la liste des sigles protégés et leurs numéros. Ce tirage au sort se tient désormais le 30e jour précédant l'élection, ce qui facilite les opérations électorales ultérieures et permet une meilleure information des électeurs. Le ministre de l'Intérieur publie également les sigles dont l'usage est interdit. Les partis qui ne sont pas représentés dans une assemblée parlementaire déposent leur sigle ou logo lors de l'introduction des candidatures et une procédure au sein des bureaux électoraux principaux permet de leur attribuer un numéro d'ordre.
Sur les bulletins de vote (et les écrans du vote automatisé), les partis sont identifiés par leur numéro d'ordre et leur sigle ou logo. Lors des prochaines législatives du 10 juin 2007 les candidats seront aussi identifiés par un numéro d'ordre à l'intérieur de leur liste.
Comment la liste des électeurs est-elle dressée ?
En cas d'élections ordinaires pour le Parlement fédéral, le collège des bourgmestre et échevins arrête la liste des électeurs le 80e jour qui précède celui de l'élection. En cas d'élections extraordinaires, la liste des électeurs est arrêtée à la date de l'arrêté royal fixant la date de l'élection (maximum 40 jours avant l'élection). Toutefois, si la dissolution anticipée du Parlement intervient après le 80e jour qui précède celui de l'élection ordinaire, la liste arrêtée pour cette élection ordinaire est conservée. Pour les élections du 10 juin 2007, la liste des électeurs sera donc celle arrêtée le 5 avril 2007 (soit le 80e jour précédant celui de l'élection ordinaire) par le collège des bourgmestre et échevins de chaque commune.
Qui est repris sur la liste des électeurs ?
Les personnes qui sont inscrites dans les registres de la population d'une commune à la date à laquelle la liste des électeurs est arrêtée et qui remplissent les conditions de l'électorat. L'électeur a le droit de consulter la liste des électeurs et le droit d'introduire une réclamation s'il estime qu'il est indûment inscrit, omis ou rayé de la liste des électeurs ou s'il estime que les mentions qui y figurent sont inexactes. La réclamation peut être introduite auprès du collège des bourgmestre et échevins jusqu'au douzième jour précédant l'élection.
Le mot « démocratie » vient du grec ancien et se compose de « dèmos » qui veut dire « peuple » et de « kratos » qui signifie « pouvoir ».
La démocratie, c'est donc le pouvoir du et par le peuple. Le peuple exerce son pouvoir par le biais d'élections. L'électeur vote pour les personnes (représentants) qui selon lui dirigeront correctement le pays, il peut tout autant les mettre en minorité lorsque celles-ci ont perdu sa confiance.
Heureusement...
Pourquoi est-il important de voter ?
Si vous êtes Belge et que vous avez atteint l'âge de la majorité, vous pouvez contribuer à déterminer la politique de votre pays par le biais des élections.
Cet avis est très important. Sans votre vote, vous n'êtes pas représenté par la politique belge. Une opportunité manquée parce que les décisions qui y seront prises concerneront votre pays et donc votre environnement.
En outre, cela vaut pour toutes les décisions qui vous concerneront, qu'il s'agisse d'aspects socio-économiques, financiers, fiscaux ou relatifs à la sécurité sociale.
« Mais je viens d'aller voter », allez vous dire. Il est vrai qu'en Belgique des élections sont régulièrement organisées mais la structure de notre pays est complexe.
Pourquoi ? Parce que la Belgique est un État fédéral. Pour les matières qui concernent toute la Belgique, il y a le Parlement fédéral. Par ailleurs, notre pays compte trois langues officielles différentes : la Belgique se compose donc de trois communautés ayant chacune leur propre langue. Il y a la Communauté française, la Communauté flamande et la Communauté germanophone. De plus, il y a trois zones socio-économiques ou régions : la Région wallonne, la Région flamande et la Région de Bruxelles-Capitale.
Chacune de ces régions et communautés a son propre parlement. Outre le niveau fédéral, régional et communautaire, il y a également les niveaux communal, provincial et européen. Pour chacun de ces organes administratifs sont organisées des élections.
Étant donné que la législature de ces organes est différente, il est impossible que toutes ces élections soient simultanées.
Il en résulte naturellement que vous devez régulièrement aller voter.
http://www.lesoir.be/dossiers/elections_2007/mode_d_emploi/article_531300.shtml
Le stage d’attente
De nombreux étudiants du supérieur arrivent en fin de parcours scolaire. Pour eux s’ouvre la délicate période de la recherche d’un emploi. Avec une formalité à ne pas oublier : aller s’inscrire à l’Onem, histoire de ne pas perdre ses droits aux allocations de chômage.
Leur perception n’est pourtant pas immédiate. Au préalable, il vous faut prester un stage d’attente.
Sa durée est variable. Elle est de 155 jours si vous êtes âgé de moins de 18 ans au moment de la demande. Elle passe à 233 jours si vous êtes âgé de 18 à moins de 26 ans à ce même moment, et à 310 jours si vous avez de 26 à moins de 30 ans.
Le stage est également de 310 jours si vous êtes chômeur par suite de circonstances dépendant de votre volonté, la plus courante étant de quitter son emploi sans y avoir été contraint. Vous êtes par contre dispensé de stage d’attente si vous avez terminé un apprentissage industriel.
Pour accéder au stage d’attente, vous devez impérativement avoir terminé les études, l’apprentissage ou la formation ouvrant le droit aux allocations, avoir mis fin à tout programme d’études de plein exercice (soit avoir accompli toutes les tâches imposées par le programme d’études, soit avoir abandonné ses études en cours d’année scolaire).
Vous ne pouvez plus avoir aucune activité en relation avec vos études, votre formation ou votre apprentissage. Attention : “avoir terminé” signifie qu’il faut avoir suivi l’année scolaire complète jusqu’au 30 juin. Il faut avoir suivi les cours, accompli tous les stages et travaux pratiques et s’être présenté aux examens. Il ne faut pas nécessairement avoir réussi les études.
Le stage d’attente est diminué de maximum 78 jours si vous avez effectué un travail pendant vos études :
- comme étudiant, sans retenues pour la sécurité sociale, secteur chômage pendant les mois de janvier à juin et d’octobre à décembre, mais au plus tôt à partir du 01.10.2005.
- comme travailleur ordinaire, avec des retenues pour la sécurité sociale, secteur chômage, mais au plus tôt à partir du 01.07.2005. Ces jours comptent quel que soit le nombre d’heures prestées ce jour-là. Par jour presté, votre stage d’attente est donc diminué d’un jour, avec une diminution de maximum 78 jours.
Des droits et des devoirs
Si vous avez presté un tel travail, contactez un organisme de paiement (syndicat ou caisse auxiliaire) 3 mois avant la fin de votre stage d’attente. Cet organisme déterminera avec vous la date précise de la fin du stage.
Et si vous avez effectué un travail étudiant après vos études ou votre apprentissage ? Si cela a été fait durant les mois de juillet, août ou septembre et que vous avez exercé un contrat d’occupation d’étudiant pour lequel aucune retenue de sécurité sociale, secteur chômage, n’a été effectuée, votre période de stage sera augmentée du nombre de jours que comporte ce contrat, à l’exception des dimanches.
Être en stage d’attente entraîne certaines interdictions. Ainsi, vous ne pouvez pas refuser un emploi convenable, une formation professionnelle ou une convention de premier emploi. Vous devez également être disponible pour le marché de l’emploi et être prêt à accepter tout emploi convenable proposé.
Vous avez l’obligation de vous présenter auprès d’un employeur si vous avez été invité par le service de l’emploi à le faire. Et vous devez vous présenter au service de l’emploi et/ou de la formation professionnelle compétent après invitation.
Attention : si d’aventure une de ces obligations n’est pas respectée, votre stage d’attente sera porté à 310 jours et les journées antérieures au refus ou à la non-présentation ne seront pas prises en considération. Qui plus est, si ces obligations ne sont pas respectées à 3 reprises, vous n’aurez plus droit à des allocations d’attente.
Enfin, si vous disposez d’un diplôme d’études secondaires obtenu à l’étranger, vous pouvez être admis au bénéfice des allocations d’attente si vous prouvez avoir obtenu un diplôme reconnu par une Communauté comme équivalent au diplôme ouvrant le droit aux allocations d’attente en Belgique.
Decoster Dimitri Attaché SPF Sécurité Sociale Direction Générale Indépendants
Tel : 02/528.64.64 Fax : 02/528.69.77
Eurostation II Place Victor Horta 40, boîte 20 1060 Bruxelles
Leterme légitime l'insupportable nationalisme flamand
vendredi 25 août 2006, 02:00
Une carte blanche de Luckas Vander Taelen, journaliste free-lance et régisseur, à propos des déclarations d'Yves Leterme, ministre-président flamand, dans le quotidien français "Libération". L uc Vandenbrande jeta un jour un coq wallon en caoutchouc à son chien, qui le déchiqueta devant les yeux des caméras de télévision. L'ancien ministre-président flamand n'arrivait pas à cacher sa joie. Et lorsque les francophones ne prirent pas cela à la rigolade, il décréta que ceux-ci n'avaient aucun sens de l'humour.
A présent, c'est Yves Leterme qui ne comprend pas pourquoi les Belges francophones s'excitent à propos de son interview à Libération. Le fait qu'ils ne soient pas en état « intellectuel » d'apprendre le néerlandais n'était qu'ironie. Et c'est le journaliste français qui a compris, à tort, que le roi parlait mal le néerlandais.
Je pourrais facilement écrire un article entier à propos des petits et grands défauts des francophones de ce pays. Mais j'ai trouvé qu'il était plus intéressant, en tant que Flamand, d'observer les choses d'un autre point de vue. J'espère qu'un jour, un francophone aura la même démarche que moi. Les médias flamands ont immédiatement décrété que les francophones réagissaient de façon démesurée à l'interview de Leterme, sans essayer de comprendre leur réaction. Je me pose sincèrement la question de savoir ce qui serait advenu si Di Rupo avait dit une chose dénigrante à propos de, par exemple, les capacités intellectuelles des Flamands. On aurait assurément parlé alors d'une nouvelle gifle pour l'industrieux peuple flamand.
Personne en Flandre n'a l'air choqué que le ministre-président offense nos compatriotes francophones par des clichés populistes qui ne dépassent pas le niveau de conversations de café, à l'exemple de : « La Belgique est un accident de l'Histoire. » Comme si la Flandre n'en était pas un : l'Histoire est un enchaînement d'accidents auxquels seuls les mythes peuvent donner un sens. Que la Flandre soit prédestinée à devenir un Etat est l'un de ces mythes. La Flandre n'a jamais été une entité politique et les Flamands ont toujours vécu dans un creuset de cultures différentes.
Mais ce genre de Grande Vérité passe facilement chez des Flamands qui n'ont jamais rencontré de francophones et ne comprennent pas que qui que ce soit veuille vivre à Bruxelles. Ce qui est agaçant, c'est que Leterme confirme par ses propos des préjugés tels que : les francophones continuent à prendre les Flamands de haut et la volonté d'apprendre le néerlandais est inexistante. A Bruxelles, les écoles néerlandophones sont remplies de francophones, parce que leurs parents se rendent compte de l'importance du bilinguisme. Mais cette réalité est probablement trop nuancée pour marquer des points électoraux auprès de la base flamingante.
Le journal Le Soir, qui a été évincé depuis des années par la VRT de sa revue de presse, a publié samedi un appel de la rédaction à plus de tolérance entre les communautés, avec comme slogan bilingue : « Pour le respect mutuel, le Soir se lève. Le Soir komt op voor wederzijds respect ». Ce serait une belle marque de ce type de respect qu'un journal flamand imprime le texte de cette annonce. Parce qu'en Flandre pour le moment, on s'occupe surtout de soi-même, et de la diabolisation des autres.
N'y a-t-il donc personne en Flandre qui comprenne que les francophones se posent des questions lorsque le ministre-président flamand n'arrive pas plus loin que la bière et le football quand on lui demande ce qui nous lie encore dans ce pays ? Cela ne dénote vraiment pas le moindre intérêt pour la culture de notre pays. Mais cette double identité, dont Leterme est, avec un père wallon et une mère flamande, assez ironiquement l'un des produits, ne l'intéresse plus.
Que le contexte belge rende possible un contact quotidien avec la culture française, et qu'une chose pareille puisse être singulièrement enrichissante, laisse l'élite politique flamande de glace. Elle y préfère son flirt avec la futilité de Laura Lynn et Kate Ryann.
« La Belgique n'est pas une valeur en soi », philosophe encore Leterme dans son interview. Ce sont là des paroles qui peuvent compter pour un homme qui ambitionne de prendre la tête du pays en question. Le ministre-président de la Flandre s'attend-il vraiment à ce que les francophones acceptent cela avec un sourire bienveillant ?
Et pour faire entièrement plaisir aux durs (« hardliners ») flamands, Leterme veut éliminer les facilités de la périphérie, puisque les francophones ne veulent de toute façon pas apprendre le néerlandais. La suppression des facilités est pourtant, d'un point de vue flamand, aussi bête que la demande de scission immédiate de Bruxelles-Hal-Vilvorde. Ce sont des exigences dépassées qui ont une grande valeur symbolique pour une partie du mouvement flamand parce qu'elles doivent compenser l'injustice faite aux Flamands lorsque la francisation de la Flandre était réelle et que le néerlandais était méprisé.
Il ne fait aucun doute que tel était le cas il y a une cinquantaine d'années mais ce danger n'existe plus dans la Flandre de 2006. Les Flamands ont pris trop d'assurance pour cela, et plus personne ne croit que le français est supérieur au néerlandais. Oser proclamer cette réalité à voix haute reste un grand tabou pour de nombreux flamingants. La périphérie de Bruxelles reste pour eux aussi inattaquable que la Terre Sainte et doit à tout prix être reconquise aux francophones.
Mais où est le problème dans le fait qu'il y ait également des francophones vivant en Flandre et que ceux-ci reçoivent leurs paperasses dans leur propre langue ? Qui en Flandre est désavantagé par cela ?
« Aanpassen of verhuizen » (« S'adapter ou déménager ») et « Waalse ratten, rol uw matten ! » (« Rats wallons, pliez bagage ») sont des slogans qui ont déjà été peints par des commandos du TAK sur des maisons francophones de la périphérie bruxelloise. Il semblerait aujourd'hui que le ministre-président flamand ait les mêmes idées en la matière.
C'est un trait flamand désagréable que de devenir de moins en moins tolérant envers les étrangers et les allochtones dans la quête d'une autonomie toujours plus grande. Partant d'un vieux complexe d'infériorité flamand, l'obsession d'une Flandre en tant que territoire linguistique homogène mène à une impossibilité de vivre en communauté avec des non-Flamands. Et à la réprobation tacite du mélange et de l'altération. Le modèle bruxellois n'intéresse donc plus Yves Leterme. De la lointaine Ypres, il nous crie que la Région de Bruxelles-Capitale doit devenir « Brussels DC ». Que ceci soit tout simplement impossible à mettre en pratique, et qu'il ait ainsi mis une fois de plus en question la réalité de la Région bruxelloise, ne lui fait ni chaud ni froid.
Il ne veut pas construire de ponts vers les francophones, il veut juste les enquiquiner, par exemple en affirmant finement que 80 % de Bruxellois ne sont pas « francophones » mais « non néerlandophones ». Si nous nous attendons de la part des francophones à du respect pour notre langue, nous devons nous garder de prononcer des paroles dénigrantes à propos de la langue de la majorité des Bruxellois.
Et c'est ainsi que le ministre-président légitime de manière tacite l'insupportable nationalisme flamand. Le N-VA hoche la tête d'un air approbateur, le Vlaams Belang voit son propre agenda exécuté par d'autres. Leterme tirera des profits électoraux de ses propos musclés mais je crains qu'avec ce genre d'éructations, la Flandre tende de plus en plus à devenir une région repliée sur elle-même.
Cette tribune libre a été publiée dans De Morgen mardi 23 août.
Traduction : Sandrine Herinckx.
Decoster Dimitri
« Faire plus pour le plus faible »
L'an dernier, il y a eu la hausse du prix du pétrole et nous avons instauré le chèque-mazout. Cette année, on constate que la rentrée scolaire implique toujours des frais supplémentaires pour les parents, expliquait lundi le président du MR, Didier Reynders, ajoutant aussitôt : C'est que les Communautés n'ont pas réussi à assurer la gratuité de l'école. Il y aura donc un chèque-école. Un chèque lié à l'école. Appelons un chat un chat... Mais je suis pour le maintien de cette aide au niveau du fédéral. »Face à la tournure communautaire qu'a prise, ce week-end, la négociation sur l'allocation de rentrée scolaire, le ministre des Finances se montre serein. Les partenaires libéraux et socialistes du gouvernement, des deux bords linguistiques, semblaient, d'accord pour accorder, en septembre, un complément d'allocation familiale.D'accord jusqu'à dimanche...Avant-hier, en effet, le ministre flamand de l'Enseignement, le SP.A Frank Vandenbroucke, a rappelé à la ministre fédérale du Budget, Freya Van den Bossche (SP.A), qui se déclarait favorable à cette allocation, que le financement de l'école incombait aux Communautés et que cette aide exceptionnelle aux familles entraînerait donc « un nouveau transfert nord-sud ».Didier Reynders estime, de son côté, que cette initiative doit être couplée à des mesures fiscales pour les bas salaires : « Nous devons faire encore plus pour les revenus les plus faibles. »
Une proposition MR, en 2005
Le président du MR évoque alors la proposition émise, en juin 2005, par la secrétaire d'Etat aux Familles, Gisèle Mandaila (MR-FDF), et visant à revaloriser les allocations familiales. Gisèle Mandaila souhaitait aligner l'allocation pour le 1er enfant sur celle accordée pour le 2e (coût annuel, selon elle : 456 millions d'euros ; contre... 714 millions, d'après le ministre PS des Affaires sociales Rudy Demotte).Comme alternative, la secrétaire d'Etat avait suggéré l'égalisation des rangs 1 et 2 sur une moyenne des deux (coût : 172 millions).Enfin, elle avançait aussi le relèvement progressif des suppléments d'âge, à commencer par les enfants de plus de 18 ans.A l'époque, Didier Reynders ne s'était pas prononcé sur cet ensemble de mesures très généreuses. Lundi matin, il a fermement pris la défense de la secrétaire d'Etat...
MICHELLE LAMENSCH Decoster Dimitri Attaché SPF Sécurité Sociale Direction Générale Indépendants
Tel : 02/528.64.64 Fax : 02/528.69.77
Eurostation II Place Victor Horta 40, boîte 20 1060 Bruxelles
Les priorités du MR : sécurité, emploi et pouvoir d'achat
En gros, on a évoqué les mêmes sujets qu'au PS. Pas forcément pour en dire la même chose. Mais au 1er Mai du MR, à Jodoigne (comme le veut l'usage), les orateurs ont parlé sécurité (le meurtre de Joe continue à inspirer le sérail), pouvoir d'achat (c'est au menu d'un conseil des ministres en juin), communautaire (2007 approche) et élections communales.
Le scrutin local, le MR l'abordera avec un slogan générique (« commune, envie de gagner ») que, selon les lieux, les réformateurs et leurs alliés MCC et FDF pourront décliner en « envie de sécurité », « de respect », « envie de propreté », etc.
Retour sur Joe, donc : dans son discours, Didier Reynders, le président du MR, a rappelé que, sous l'ancienne législature, le ministre de l'Enseignement Pierre Hazette avait proposé de créer des « centres de rescolarisation » à l'usage des brosseurs chroniques et des jeunes violents. Un projet voté mais aussitôt gelé par Marie Arena (PS) quand elle a pris le relais à l'Education. « Pierre Hazette a été littéralement stigmatisé, a dit Reynders. La rentrée suivante, on parlait de sodas, de frites à l'école et du poids des cartables. Il a fallu un drame comme celui de la gare Centrale pour enfin ouvrir le débat sur la violence dont sont victimes les jeunes. » Le MR est revenu sur l'idée de supprimer les allocations familiales pour les parents négligents - singulièrement à l'égard de l'obligation scolaire. Il est proposé que l'argent, bloqué sur un compte, soit versé à l'enfant quand il atteint sa majorité, pour permettre à celui-ci « de se lancer dans la vie. »
Didier Reynders et Louis Michel ont chaudement soutenu l'idée du service civil volontaire (lire p. 5). Reynders attend que le conseil des ministres active au plus vite la loi de 2003 offrant aux jeunes de prêter main-forte à la Coopération, la Défense, la police, la protection civile, etc.
Reynders émet ses priorités pour l'action gouvernementale : sécurité, création d'activité et pouvoir d'achat - l'opposition du PS à sa réforme fiscale bis ne l'émeut guère. La ministre Sabine Laruelle fera le bilan de l'action MR en faveur des indépendants. En jugeant que le PS parle beaucoup des indépendants... en se bornant à en parler.
Ciblé au PS, le CD&V a été brocardé aussi au MR, singulièrement par Olivier Maingain (FDF). Lequel s'étonne notamment que le CDH, en certaines localités bruxelloises, parte en cartel avec un parti prônant le confédéralisme.
PIERRE BOUILLON
Article paru dans "Press Banking en ligne"

02/05/2006
Famille Mandaila convoque une session extraordinaire des Etats généraux
La violence, une affaire de famille
Aider les parents en décrochage parental, créer un commissariat de lutte contre la violence, défendre l'accrochage scolaire...
Depuis le meurtre du jeune Joe et la mobilisation qui l'a suivi, le monde politique tente d'accélérer le temps de réponse aux problèmes de fond qui taraudent notre pays. Poussée par l'actualité, Gisèle Mandaila, secrétaire d'Etat aux Familles (MR), a dès lors convoqué une réunion extraordinaire des experts ayant collaboré aux volets « Familles et violence » et « Soutien à la parentalité » des Etats généraux de la famille, ce chantier initié depuis un an et destiné à éclairer la politique familiale de nos gouvernants.
« Ce groupe de travail consacré à la lutte contre les diverses formes de violence qui affectent les familles a produit un ensemble de recommandations dans le champ de la prévention et de la recréation des liens sociaux, sans faire l'impasse sur les causes profondes des phénomènes de violence, explique l'éminence libérale. Je m'appuie sur ces recommandations pour proposer d'aller plus loin. » Dans la note débattue ce vendredi par une trentaine de participants, on peut tout d'abord pointer cette proposition concernant la tutelle sur les allocations familiales lorsque certains parents démissionnent de leurs fonctions parentales. « Les allocations sont détournées de leur objectif par certains parents, souligne ce participant du milieu associatif. Au CPAS de ma commune, par exemple, on ne donne plus d'argent. On remet des chèques alimentaires aux parents en difficulté. Alors ils sont fâchés car ils auraient voulu pouvoir acheter des DVD ou autre chose. »
Pas de suspension
De manière unanime, la salle rejette l'idée de suspendre les allocations familiales en cas de défaillance parentale pour lui préférer la mise sous tutelle de ces allocations, en veillant à ce que les montants alloués aux familles bénéficient au bien-être de l'enfant : « Ce système de tutelle existe et reste suffisant, plaide Emilie Hoyos de la Ligue des familles. Il est déjà vécu comme une sanction par les parents, ça suffit ! » La proposition avancée vise à renforcer cette tutelle actuellement laissée à l'appréciation d'un juge de la jeunesse et d'autoriser un service social à en prendre l'initiative.
Autre idée avancée, la création d'un Commissariat royal à la coordination des politiques de lutte contre toutes les formes de violence : « A l'instar du Commissariat royal à la politique de l'immigration, le gouvernement, en concertation avec les Communautés et régions, devrait installer un organe qui coordonnerait la réflexion et l'action de l'ensemble des entités du pays », résume Thomas Nagant du cabinet Mandaila.
Notons encore la recommandation plaidant en faveur d'un service civil « citoyen » et universel pour tout jeune qui souhaite dédier six mois de sa vie à « une activité socialement utile ». Ou celle qui vise à revaloriser l'école via des projets « d'accrochage scolaire » tout en systématisant l'intervention d'un travailleur social dès qu'un élève présente une absence injustifiée.
L'imposition des jobs d'étudiant...
Le fisc impose des limites à l'activité des jobistes : mieux vaut éviter les mauvaises surprises...
Pour beaucoup d'étudiants, la période de vacances est l'occasion de se faire un peu d'argent de poche en exerçant un job de vacances. Mais ce travail rémunéré a des répercussions sur sa situation fiscale ou sur celle de ses parents.
1. Échapper au précompte professionnel. En principe, un précompte professionnel est retenu sur toutes les rémunérations. Toutefois, aucun précompte professionnel n'est retenu si les conditions suivantes sont réunies :
-
un contrat de travail écrit existe ;
-
l'étudiant ne travaille pas plus de 23 jours au cours des mois de juillet, août et septembre ;
-
l'étudiant ne travaille pas plus de 23 jours durant les périodes de présence non obligatoire dans les établissements d'enseignement, à l'exception des mois de juillet, août et septembre ;
-
aucune cotisation de sécurité sociale n'est due sur les rémunérations en cause, à l'exception de la cotisation de solidarité.
2. Remplir une déclaration fiscale. Comme tout contribuable, une partie du revenu de l'étudiant est exonérée à l'impôt des personnes physiques. Pour les revenus de 2006 (déclaration fiscale 2007), le montant de la quotité exemptée d'impôt s'élève à 5.940 euros. Dans la majorité des cas, l'étudiant n'est pas redevable d'impôt, car ses revenus imposables sont inférieurs à la quotité exemptée d'impôt. Toutefois, si un précompte professionnel a été retenu, l'étudiant a tout intérêt à remplir une déclaration à l'impôt des personnes physiques pour récupérer le précompte professionnel retenu.
3. Rester à charge des parents. Pour être considéré comme étant à charge de ses parents, un étudiant, doit remplir plusieurs conditions. Primo, il doit faire partie du ménage de ses parents. Cela signifie que l'étudiant qui a travaillé durant l'année 2006 doit encore habiter réellement avec ses parents au 1er janvier 2007. À noter que le fisc considère que l'étudiant qui occupe un kot pour ses études continue à être à charge de ses parents. Secundo, l'étudiant ne peut pas percevoir des rémunérations qui constituent des charges professionnelles pour les parents. Par exemple, un étudiant qui aiderait ses parents dans l'entreprise familiale. Tertio, les ressources de l'étudiant ne peuvent pas dépasser un certain montant. Pour l'année 2006, ce montant est égal à :
-
3.262,50 euros, si ses parents sont considérés fiscalement comme des « conjoints » (personnes mariées ou cohabitants légaux) ;
-
4.712,50 euros, si ses parents sont considérés fiscalement comme des « isolés » ;
-
5.975 euros, si ses parents sont considérés comme des « isolés » et que l'étudiant est considéré fiscalement comme handicapé.
4. Combiner travail étudiant et rentes alimentaires. Pour beaucoup d'enfants de parents séparés ou divorcés se pose la question du cumul des rentes alimentaires et du job d'étudiants. En fait, la loi ne considère pas comme des ressources : les allocations familiales, les bourses d'études, les rentes alimentaires attribuées en exécution d'une décision judiciaire avec effet rétroactif ainsi que la première tranche de 2.610 euros des autres rentes alimentaires qui ont été attribuées à l'étudiant en 2006.
Prenons un exemple. Nicolas, étudiant, vit avec sa mère qui est divorcée et qui est donc considérée comme isolée sur le plan fiscal. Son père lui verse une rente alimentaire annuelle de 3.610 euros. Étant donné que la première tranche de 2.610 euros de rentes alimentaires n'est pas considérée comme des ressources, seuls 1.000 euros de sa rente alimentaire entrent en considération pour le calcul des ressources. Pour continuer à être à charge de sa mère, les rémunérations du travail étudiant de Nicolas ne peuvent donc pas dépasser 3.712,50 euros (4.712,50 euros - 1.000 euros).
5. Allocations familiales. En principe, l'activité rémunérée de l'étudiant n'est pas un obstacle à l'octroi des allocations familiales pour autant qu'elle soit exercée dans le cadre d'un contrat d'occupation d'étudiants. De même, l'étudiant continue à être couvert par la mutuelle de la personne dont il est à charge.
ALEXANDRE LAOURA
Des déchets qui risquent de coûter cher...
Le plan des déchets adopté à la fin du mois de mars par le gouvernement wallon coûtera cher aux ménages et aux entreprises, estime le MR. Les Réformateurs redoutent notamment les effets du plan d'investissement ainsi que la nouvelle taxation annoncée.
Le plan prévoit des investissements (extension de certaines capacités d'incinération, aménagement de parcs à conteneurs, etc.) pour un montant de 413 millions d'euros, dont 220 millions seront à charge des intercommunales.
Celles-ci répercuteront directement ces dépenses sur les communes et donc sur les citoyens, craint le MR, dans l'opposition au gouvernement wallon. Même s'il s'en défend, le ministre de l'Environnement Benoît Lutgen réintroduit également en 2008 une taxe sur les déchets ménagers qui seraient mis en décharge, fustigent les Réformateurs, note du gouvernement à l'appui.
Si cette taxe se veut dissuasive, elle postule que les communes, intercommunales et citoyens aient le choix du mode d'élimination de leurs déchets. Il est peu probable, selon le MR, que cela soit le cas dans deux ans.
Dans une bonne partie de la Wallonie, ce plan va conduire au doublement du prix des immondices pour les citoyens, a dénoncé le député wallon Willy Borsus. Les entreprises feront aussi les frais de cette nouvelle stratégie. La mise en décharge de déchets non-ménagers sera plus lourdement taxée.
Le MR s'interroge sur cette décision. Seuls 12 pc des déchets industriels sont encore enfouis et il s'agit de déchets ultimes, c'est-à-dire qui ne peuvent être éliminés autrement. Prétendre que cette sur-taxation serait incitative relève de la mauvaise foi, a souligné M. Borsus. Les intercommunales d'incinération, choyées dans le plan, risquent en outre de prendre des parts de marché dans le secteur des déchets industriels.
Le député y voit les signes d'une concurrence déloyale étonnante à l'heure où la majorité, et en particulier le CDH, ne cesse de vanter les bienfaits des partenariats public-privé. A lire le plan, l'incinération prend le dessus dans la gestion des déchets, regrette encore le MR. Les subsides réservés à la bio-méthanisation sont revus à la baisse.
En revanche, le total des équipements prévus pour les incinérateurs s'élève à 260 millions d'euros sur 413 millions. Il est ainsi prévu de faire passer la capacité des fours d'IPALLE, intercommunale du Hainaut occidental, à 400.000 tonnes par an alors que les besoins de la zone sont évalués à 160.000 tonnes. Il y a manifestement un surinvestissement dans les incinérateurs. Comment croire dès lors que l'on va fournir beaucoup d'efforts pour diminuer la production de déchets et mettre le paquet sur les autres modes de valorisation?, s'est demandé M. Borsus.
Le MR s'étonne enfin du peu d'objectifs chiffrés contenus dans la note approuvée par le gouvernement et de l'absence de plan de financement. Il accuse aussi M. Lutgen d'avoir volontairement noirci le tableau de la gestion des déchets en Wallonie, comme si rien n'avait eu lieu avant lui.
Entre 1997 et 2003, les quantités d'ordures ménagères ont ainsi été réduites de 37%, font remarquer les Réformateurs, en charge du département de l'Environnement sous la précédente législature.
© Rossel et Cie SA, Le Soir en ligne, Bruxelles, 16 avril 2006
Article paru dans "Le Soir en ligne"

Soins de santé
Les «petits risques» ne coûteront pas plus cher aux indépendants Les «starters» et les aînés bénéficieront en outre d'une couverture gratuite pendant dix-huit mois.
QUATRE INDÉPENDANTS sur cinq sont actuellement couverts par une assurance «petits risques» pour leurs frais médicaux (consultation du médecin, du dentiste, remboursement de médicaments, etc.). Le gouvernement a confirmé hier que cette assurance serait rendue bientôt obligatoire (comme pour les salariés) et il a, surtout, fixé les modalités financières de cette opération au terme d'une concertation avec le secteur. De nombreux indépendants se sont en effet inquiétés du coût de cette mesure dont le principe avait déjà été approuvé en 2004.
Concrètement, dès le 1er juillet 2006, la couverture «petits risques» sera obligatoire pour les «starters» (les indépendants débutants) et pour les pensionnés qui bénéficient du revenu garanti aux personnes âgées (Grapa). Mais cette assurance sera gratuite pour eux pendant dix-huit mois.
Pour les autres indépendants, l'obligation entrera en vigueur le 1er janvier 2008. Le gouvernement a décidé hier que l'Etat interviendrait à hauteur de 20% dans le financement de cette disposition. Conséquence: en moyenne, le coût de l'assurance pour l'indépendant sera, dans le nouveau système, inférieur à celui en vigueur aujourd'hui. Actuellement, un indépendant qui souscrit librement aux «petits risques» débourse environ 590 euros par an en moyenne. Après l'entrée en vigueur de l'obligation, il paiera quelque 560 euros par an. C'est évidemment une moyenne. Les personnes qui ont choisi de ne pas s'assurer actuellement et qui seront bientôt contraintes de le faire paieront forcément plus que zéro... Mais, à tout le moins, la crainte d'une explosion des coûts liés à cette assurance s'estompe. «Les petits risques redeviendront petits», s'est d'ailleurs réjouie hier l'UCM (Union des classes moyennes). De plus, un système dégressif sera mis en place pour les pensionnés.
En outre, la couverture proprement dite va être élargie puisque les indépendants pourront bénéficier du «maximum à facturer» (MAF). Ce système, destiné aux personnes qui suivent des traitements lourds et/ou récurrents, prévoit qu'à partir d'un certain plafond dans les dépenses de santé (variable selon les revenus), l'intégralité des soins est remboursée par l'assurance maladie.
Article paru dans "Press Banking en ligne"

L'Echo-Actualités (2005-2006), 23/03/2006
Le cordon anti-Blok tient à un fil
Certains bourgmestres flamands sont désormais sûrs que l'extrême droite sortira de son isolement au soir des communales.
C'est la petite phrase de Johan Vanshoenwinkel, le maïeur VLD de Wellen. L'élu ne joue pas les premiers rôles, mais son point de vue d'homme de terrain est partagé par des observateurs de plus en plus nombreux : « Le cordon sanitaire sautera le soir du 8 octobre. »
On a dit de ce bourgmestre qu'il plaidait, avec quelques autres, pour une participation du Vlaams Belang (ex-Blok) au pouvoir, au lendemain des communales. Il dément. Mais il est prêt à parier que le cordon sanitaire, qui confine jusqu'à présent le VB dans l'opposition, ne résistera pas aux tiraillements post-électoraux.
Les états-majors des partis rappellent à l'ordre les élus, comme le bourgmestre de Schoten, qui sont prêts à franchir le pas. Mais un bourgmestre sur cinq refuse désormais de confiner le Blok dans l'opposition.
Article paru dans "Le Soir en ligne"

url: www.lesoir.be/rubriques/belgique/page_5718_417965.shtml
mise à jour le 16/03/2006 à 09h23 - Bruxelles - jeudi 16 mars 2006, 02:00
|